Les films à (re)voir au Sémaphore
Billetterie des films À (re)voir en bas de page

« Kurosawa est un prodige de la nature et son oeuvre constitue un véritable don au cinéma et à tous ceux qui l’aiment. » Martin Scorsese
« L’oeuvre de Kurosawa est, aujourd’hui encore, une grande source d’inspiration pour nous tous. » Steven Spielberg
Le château de l'araignée
du 26 août au 8 septembre
Fervent admirateur du cinéma de son compatriote Kenji Mizoguchi, Akira Kurosawa alterne lui aussi films contemporains et films historiques. Près de dix ans après Orson Welles, le cinéaste nippon transpose à son tour la célèbre tragédie de Shakespeare, Macbeth,en la situant dans le Japon du XVIe siècle. En effet, l’universalité des thèmes abordés dans la pièce – la conquête du pouvoir, les guerres de clans, la trahison et la vengeance – peut s’appliquer aussi bien au contexte occidental qu’oriental. Toutefois, Kurosawa va opter pour une forme typiquement japonaise en ayant recours aux codes du nô : des comédiens qui se déplacent peu à l’écran, et dont l’expressivité se trouve concentrée sur leur visage.

La Forteresse cachée
du 26 août au 8 septembre
Il s’agit là du premier film de Kurosawa tourné en TohoScope, conférant à certaines de ses scènes des allures de véritables tableaux. La Forteresse cachée est une oeuvre plus complexe qu’il n’y paraît ; sous des abords de « film à grand spectacle », le réalisateur nippon traite de sujets sérieux : les luttes intestines entre les peuples, le féminisme à travers le personnage de la princesse Yuki, le sens de l’honneur contre la cupidité des hommes. Lauréat de l’Ours d’Or au Festival de Berlin de 1959, La Forteresse cachée prouve la grandeur de ce récit qui, bien que situé dans le Japon féodal, n’en garde pas moins un caractère universel – démonstration faite avec le cinéaste américain George Lucas qui trouva dans cette histoire une influence majeure pour sa saga mythique Star Wars.

Sanjuro
du 26 août au 8 septembre
Suite à l’énorme succès de Yojimbo sorti l’année précédente, la Toho réclame une suite au plus vite. Un autre cinéaste est d’abord envisagé pour la tourner mais c’est finalement Kurosawa qui se retrouve à la tête du projet, avec le génial Toshiro Mifune à nouveau dans le rôle titre. Sanjuro joue constamment sur les apparences : il s’agit d’abord d’un film d’action qui n’en est pas vraiment un – les scènes de batailles ne sont pas si nombreuses, le réalisateur préférant mettre en avant l’importance de la stratégie dans les rapports de force entre les personnages. De même, Sanjuro s’avère être un tacticien hors pair sous des dehors d’homme vulgaire à l’allure débraillée, tout comme les alliés apparents des jeunes samouraïs complotent en réalité contre eux. Kurosawa s’amuse ici à démythifier le genre du film de samouraï au profit de la comédie, le constant décalage entre l’être et le paraître étant à l’origine de nombreuses scènes comiques – là où Yojimbo était davantage porté sur le cynisme, annonçant la vague des westerns spaghettis.


A Swedish Love Story
du 2 au 15 septembre
Film secret et miraculeux, esseulé dans l’oeuvre de Roy Andersson (...), touché par la grâce, A Swedish love story rayonne de la lumière du Nord et de la liberté d’une autre époque. (...) Cette ressortie devrait en illuminer plus d’un, heureuse découverte. - Chronic’art





